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28.09.2007
Les achats, au cœur de l’internationalisation
Pour les constructeurs et les équipementiers, la réduction des coûts de production passe par la mise en œuvre de stratégies achats plus offensives. Dans ce contexte, l’internationalisation constitue aussi une ouverture sur les pays « low cost ».
Les achats représentent aujourd’hui plus de 80% du coût de revient de fabrication d’un véhicule. C’est dire leur importance stratégique pour les constructeurs. Rien d’étonnant donc à ce que tous les programmes de réduction de coûts passent par la case « achats ». Le plan « Renault Contrat 2009 » prévoit ainsi « une réduction des coûts d'achat de 14% sur trois ans, hors effet matières premières ». Quant au programme Cap 2010 de PSA, il vise à « augmenter la productivité des achats de 4 à 6% par an », notamment « par accélération de la globalisation ».
La pression sur les coûts s’exerce ainsi de manière descendante tout au long de la filière. Il en va de même de l’exigence d’internationalisation. Les constructeurs doivent aller chercher leur croissance sur les marchés émergents et les équipementiers doivent accompagner les constructeurs dans leurs nouvelles implantations. Cette internationalisation profite à la fonction achats, qui acquiert des compétences pour acheter sur des marchés à risques et s’ouvrir vers des pays à bas coûts pour renforcer sa compétitivité.
La généralisation des modules a aussi modifié en profondeur la relation entre constructeurs et fournisseurs. Les équipementiers de rang 1 deviennent de plus en plus des « développeurs » et des « intégrateurs ». Ils supportent ainsi une part croissante des frais de recherche et développement (R&D). Réalisée entre constructeurs et équipementiers de rang 1, la mutation reste à consolider en France entre les fournisseurs de rang 2 et de rang 3. Pour faire face à la mondialisation et aux exigences de la R&D, des petites entreprises devront fusionner...
Le chiffre
En moyenne, 50% des synergies issues des fusions proviennent des achats.
Ils ont dit…
Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan : « Il n’y a pas de profitabilité sans compétitivité. Baisser les coûts est donc une tâche urgente. Aujourd'hui, nous manquons de capacités sur le low cost, c’est bien pourquoi nous avons décidé de l’usine du Maroc... Si vous n’allez pas sur des marchés où le coût du travail est très bas, d’autres vont le faire à votre place ».
Jean-Philippe Collin, directeur des achats de PSA : « Christian Streiff nous a demandé de revoir de façon plus agressive la compétitivité des achats, en regardant notamment le levier de la globalisation. Nous allons développer de façon importante les bureaux d’achats que nous avons déjà implanté en Chine et en Europe de l’Est ».
Armand Batteux, président de la Fiev : « La problématique de nos entreprises s’énonce clairement : comment être compétitif dans un marché qui s’internationalise tout en innovant pour avoir toujours une place dans ce même marché ? Il faut investir dans la recherche et le développement et dans les implantations internationales ».
RNPO, la force de frappe de Renault-Nissan
Les volumes d’éléments communs génèrent d’importantes économies d'échelle dans le domaine des achats. Pour maximiser ces économies, Renault et Nissan ont créé en avril 2001, dans le cadre de l’Alliance, RNPO (Renault-Nissan Purchasing Organization), une société d’achats commune détenue à parité. Son objectif est de couvrir 70% des achats des deux groupes et de réduire une facture combinée s’élevant jusque là à 50 milliards de dollars.
14:50 Publié dans Destination première monte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : equip auto, argus






