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18.10.2007
Hervé Novelli : « Accompagner les PME »
Comment les pouvoirs publics peuvent-ils aider les entreprises de la filière automobile à relever les défis de l’internationalisation et de l’innovation ? Interview
Que représente le salon Equip'Auto pour le secrétariat d'Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur ?
C’est une vitrine exceptionnelle qui permet de montrer à un très vaste public les savoir-faire de nos entreprises de l’équipement automobile, et plus largement la vitalité de la filière automobile dans son ensemble, de la conception des véhicules jusqu’à leur maintenance. Le salon valorise aussi bien la conception et l’industrie que la réparation ou l’activité de la rechange. C’est également l’occasion de mettre en valeur le rôle majeur que jouent les équipementiers dans l’innovation automobile et d’ouvrir une fenêtre sur ce que seront les véhicules de demain, plus sûrs, plus respectueux encore de l’environnement. Enfin, c’est un lieu d’échanges, autour des différentes avancées des professions.
Comment les équipementiers automobiles peuvent-ils relever le défi de l'internationalisation ?
Ce défi, les équipementiers français l’ont d’ores et déjà très largement relevé. C’est bien sûr le cas de nos grands équipementiers automobiles qui figurent parmi les leaders mondiaux et sont déjà très présents sur le marché mondial. C’est le cas aussi pour les équipementiers de plus petite taille - ils sont plusieurs milliers dans la filière automobile - qui sont nombreux à démontrer que l’internationalisation des marchés peut être source d’opportunités. Pour ces entreprises, souvent des PME, je suis conscient que cette internationalisation impose des efforts considérables, qui s’ajoutent à ceux qu’ils doivent faire pour innover, réduire les coûts, améliorer la qualité. Il nous faut leur donner un environnement plus favorable, les accompagner, leur permettre de concrétiser tout leur potentiel. C’est l’objectif du projet dénommé « Pacte force 5 » que j’ai initié, avec pour priorités, notamment, de simplifier l’environnement des entreprises, de favoriser le financement des entreprises de taille moyenne et des PME et de soutenir l’accélération des exportations.
Quelles sont les principales pistes suivies par le gouvernement en matière de financement de l'innovation ?
Ce qui aujourd’hui fait la différence, c’est l’innovation, la capacité de créer des produits et des services nouveaux. Accroître l’effort R&D de nos entreprises est un enjeu considérable, tout particulièrement pour les PME indépendantes, qui ne réalisent que 12 % des dépenses privées de R&D. Pour y parvenir, le gouvernement a décidé un certain nombre d’évolutions profondes de notre dispositif. Tout d’abord, le crédit d’impôt recherche va être amplifié, simplifié et sécurisé. D’ici 2012, ce crédit d’impôt sera triplé pour atteindre 2,7 milliards d’euros par an. Pour simplifier les dispositifs d’aides directes aux entreprises et accroître le soutien aux entreprises moyennes, Oseo et l’Agence de l’innovation industrielle sont regroupées. Il nous faut également encourager les collaborations entre recherche publique et entreprises, notamment les PME. C’est un des objectifs des pôles de compétitivité, qui rencontrent un grand succès. Il faut veiller à conforter la place des PME, qui y sont déjà très actives, et reçoivent un tiers des aides du Fonds Unique Interministériel. S’agissant de la propriété industrielle, élément-clé de la stratégie de développement des entreprises, notamment à l’international, nous allons mettre en place un dispositif complet pour faciliter le dépôt de brevets par les PME. Dans le même temps, la lutte contre la contrefaçon sera renforcée, avec un dispositif législatif qui permettra de mieux protéger les entreprises françaises contre ce phénomène assimilable à de la piraterie.
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