18.10.2007

Freinage : la friction en hausse

Les produits de friction (plaquettes et disques) se développent au détriment des produits hydrauliques. Une tendance qui devrait encore s’accentuer avec la généralisation des freins à disque à l’arrière sur les nouveaux véhicules.

medium_gold_frein_avant.jpgLe freinage reste le second poste dans le budget entretien des automobilistes (après la vidange et avant les pneumatiques). C’est aussi l’une des principales lignes de livraison des distributeurs de pièces et l’une des toutes premières causes d’entrée dans les ateliers. Selon le fabricant Bendix (groupe Honeywell), le freinage assure même 15 à 20 % du chiffre d’affaires pièces et main d’œuvre des réparateurs.

Depuis quelques années, le marché français de la rechange de systèmes de freinage reste relativement stable. Il se vend aujourd’hui dans l’Hexagone entre 10,5 et 11 millions de plaquettes et environ 5 millions de jeux de disques. On constate depuis une dizaine d’années une baisse des ventes des produits hydrauliques, de plus en plus fiables, et une hausse lente des produits de friction (plaquettes et disques). La généralisation des freins à disque à l’arrière sur les nouveaux véhicules devrait tirer le marché, même si le phénomène reste encore minoritaire dans le parc roulant et n’atteint donc que très progressivement les ateliers.

Depuis quelques années, la part de marché des réparateurs indépendants sur le freinage est en augmentation (à près de 25 %), les réseaux constructeurs semblent perdre du terrain (35 %), et les centres-autos détiennent un peu moins de 20% du marché. Il s’agit aujourd’hui d’un marché de contrôle, d’entretien et de pièces d’usure. Et dans ce domaine, sécurité oblige, les interventions des réparateurs ne sont pas difficiles à justifier.


Une qualité en hausse
En vigueur en Europe depuis le 1er avril 2001, la norme ECE R90 définit un standard de qualité minimum des matériaux de friction (plaquettes et mâchoires). Elle met l’accent sur la performance de friction et la puissance de freinage des plaquettes de rechange. Celles-ci doivent avoir une tolérance de +/- 15% par rapport aux plaquettes d’origine. Cette législation couvre aussi le contrôle permanent sur les chaînes de fabrication et le contrôle qualité des matières premières utilisées. Une nouvelle norme qui contribue à assainir le marché et à tirer la qualité vers le haut.

05.10.2007

Les batteries ne roulent pas encore au sans plomb

L’augmentation en valeur du marché de la rechange de batteries est lié à l’envolée du cours du plomb, qui accélère également la concentration chez les équipementiers. Sur ce segment, où le remplacement devient de plus en plus technique, les réseaux constructeurs sont bien placés.

medium_orf_199701748.jpgVarta en 2002, l’activité batteries de Delphi en 2005… En quelques années, l’américain Johnson Controls, le premier fabricant mondial de batteries, a absorbé nombre de ses concurrents. Avec Exide, son challenger, également américain, ils détiennent à eux deux plus de 75% du marché de la première monte. Steco, le dernier fabricant français, vient d’être repris par un fonds d’investissement… Et Fiamm, un temps en discussion avec Johnson Controls, reste pour l’instant sous bannière italienne.
Le marché de la rechange reste plus ouvert, avec la coexistence de marques nationales et internationales, mais aussi d’importateurs d’Asie et d’Europe de l’Est. Il est dominé par les réseaux constructeurs (Renault, PSA), même si les distributeurs stockistes (Autodistribution), et à un degré moindre les centres-autos (Norauto) et la grande distribution (Carrefour) parviennent à tirer leur épingle du jeu. Grâce à leur puissance d’achat, ces grandes enseignes ont réussi à éviter une répercussion totale de l’augmentation du prix du plomb, en partie supportée par les équipementiers. Le plomb représente toujours en effet 60% du prix de revient d’une batterie et le cours de ce métal n’en finit plus de battre des records. Cette matière première coûte aujourd’hui plus de trois plus cher qu’il y a deux ans et plus de six fois qu’il y a cinq ans...

28.09.2007

Plein phare sur le xénon !

Le développement des phares au xénon risque de bouleverser le marché de la rechange. Cumulant les avantages, cette nouvelle technologie d’éclairage n’a qu’un inconvénient : son coût, qui constitue aujourd’hui le principal facteur limitant son expansion.


medium_xenon.jpgLes phares au xénon ne représentent aujourd’hui en France qu’environ 6 % du marché de la rechange… Mais les avantages de ce type d’éclairage en font un marché prometteur. Produisant deux fois plus de lumière que l’éclairage halogène classique avec une moindre consommation d’énergie, les lampes au xénon ont également une durée de vie cinq fois plus élevée (environ 2 000 heures). Cette grande intensité lumineuse, qui reproduit presque fidèlement la lumière du jour, permet aux feux de route de combiner une très longue portée (plus de 100 m) et un éclairage latéral large. Résultat : cette nouvelle technologie apporte un indéniable progrès en matière de visibilité, de confort de conduite et de sécurité.

 

Mais aujourd’hui, en raison de son prix élevé (800 à 1 200 € pour le client final), les constructeurs proposent les phares au xénon le plus souvent en option. Le marché de la rechange reste très largement dominé par les pièces d’origine. Avec le xénon, s’ajoute également un défi technologique pour les acteurs de l’après-vente, le réglage de ce type d’éclairage nécessitant un ordinateur de diagnostic.

 

 

Xénon et bi-xénon

Il existe des éclairages simple xénon (feux de croisement) et bi-xénon (feux de croisement et feux de route), éventuellement associés à un mécanisme directionnel pour une meilleure visibilité en virage.

Pneumatiques, le Web gonfle le marché !

Le marché français du pneumatique, c’est 3 milliards d’euros en valeur. De quoi aiguiser les appétits des acteurs, même les volumes sont désormais stabilisés.

medium_pneu.jpgLe marché français du pneu c’est, bon an mal an, une trentaine de millions de pièces. Des volumes qui n’augmentent ou ne diminuent plus qu’à la marge, ce qui est logique sur un marché automobile mature. Ce qui change, en revanche, c’est la nature des canaux de distribution et le développement du Web comme « marché bis ».

Des sites toujours plus nombreux proposent en effet leurs « enveloppes aux particuliers », dans une joyeuse anarchie en matière de tarifs et de références. Selon L’argus (20 septembre 2007), « les prix varieraient ainsi du simple au triple » et les marques présentées auraient franchi le cap de la trentaine, entre les labels connus et leur nombreuses sous-marques... Déjà un million de pneus auraient transité  par le Web en 2006, et l’on subodore que le phénomène s’amplifiera dans les années à venir et, même, s’internationalisera. Les prix pratiqués dans les différents pays européens ayant tendance à s’harmoniser, les distributeurs Web n’auront aucune raison de rester enfermés dans leurs frontières.