19.10.2007
La formation, nerf de la guerre dans les ateliers
Lorsque les ateliers peinent à recruter des personnels qualifiés, le CNPA prend les choses en main !
Jean-Pierre Trenti, vice-président du CNPA, est plus particulièrement chargé des questions de formation et de recrutement. Il est donc particulièrement bien placé pour aborder la question de la pénurie en personnels qualifiés qui sévit dans les ateliers. « Vous avez raison de préciser « personnels qualifiés », explique-t-il d’ailleurs. Car contrairement à une idée reçue, on trouve des salariés. Le problème, c’est que leur formation initiale est de niveau CAP et que la demande s’oriente désormais vers des bacs pros et des BTS ».
L’inflation technologique, en effet, est passée par là. Et un diplôme de base en mécanique générale ne permet plus vraiment d’intervenir sur des véhicules complexes et bourrés d’électroniques. « Mais ce n’est pas tout, ajoute le responsable de l’organisation professionnelle. Les gens formés convenablement sont souvent débauchés par les constructeurs, les gestionnaires de flottes d’entreprises, voire des industriels sans rapport avec l’automobile mais attirés par la qualité de leurs compétences ». Ah, bon ! Les salaires proposés par les ateliers de mécanique seraient-ils trop légers pour permettre à un mécano de qualité de continuer à réparer et entretenir des voitures ? « Pas du tout ! se récrie Jean-Pierre Trenti. Les salaires de la branche sont tout à fait compétitifs ! Mais il est vrai qu’il est plus facile et moins stressant de travailler dans une grosse structure que dans un petit garage où l’on est soumis directement à la pression du client. Lorsque vous entretenez les véhicules d’un grand parc, par exemple, vous rentrez tous les jours chez vous à la même heure. Dans un garage, en revanche, il faut terminer la voiture à l’heure dite pour un client auprès duquel on s’est engagé. Ce n’est pas la même chose ».
Pour autant, la profession est loin de rester les bras ballants devant cette situation. Et encore moins le CNPA : « Puisque nous avons des titulaires de CAP en effectifs importants, nous devons les amener aux niveaux supérieurs par la formation continue. Nous avons ainsi, en permanence, quelque 70 000 personnes se formant dans tous les segments du cursus, 50% d’entre eux le faisant en alternance. Ce n’est pas encore suffisant, mais c’est un effort supérieur à celui de bien des secteurs d’activité ».
Jean-Pierre Trenti, pour autant, n’est pas naïf et sait bien que la capacité à proposer des salaires encore plus attractifs ne seraient pas du luxe : « C’est pourquoi nous nous tournons vers les pouvoirs publics pour expliquer que seule une baisse de nos coûts par les charges ou un taux de TVA adaptés nous permettraient d’améliorer les choses au-delà de la formation ».
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28.09.2007
La soudure par points fait sa révolution
Indispensable pour traiter les tôles de nouvelle génération, le soudage par points évolue, avec des machines de plus en plus puissantes et respectant les nouvelles normes de sécurité.
Aujourd’hui, celle-ci doit répondre à des normes de plus en plus sévères, et les nouvelles tôles de type HLE et THLE, à (très) haute limite élastique, utilisées pour la construction des coques, exigent un équipement adapté et nettement plus performant que par le passé. Ces nouveaux types de tôles requièrent de très forte soudures, réalisées en un temps limité, afin d’éviter un maximum la radiation de la chaleur pour des raisons de sécurité. La technologie est basée sur le procédé à conversion de fréquence (inverter), jusqu’à des fréquences de 2 000 Hz, pour des courants de soudage de 14 000 ampères !La nouvelle directive européenne (2004/40/CE) sur les prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à l’exposition des travailleurs aux champs électromagnétiques impose d’ailleurs un renouvellement du parc des stations de soudage.
Mais comment ça marche ?
Le soudage par points consiste à enserrer les deux plaques de tôle dans une paire d'électrodes avant de leur faire subir un courant électrique puissant mais bref. La chaleur engendrée par ce courant fait fondre localement le métal, ce qui crée, après solidification, un point de soudure. On parle aussi de soudage électrique par résistance (ou à la molette).
Une soudure par points est réalisée en une à deux secondes, avec un temps effectif de passage du courant de quelques dixièmes de secondes. Les phénomènes physiques entrant en jeu lors D’une soudure sont à la fois d'origine électrique, thermique, mécanique et métallurgique. La rapidité et la complexité de ces phénomènes en font un procédé difficile à modéliser.
Les aciers haute résistance peuvent perdre leurs propriétés spécifiques de résistance aux chocs à cause de la chaleur ajoutée pendant le soudage. Il est donc primordial de limiter au maximum l’apport thermique pendant l’opération. Lors du soudage par points, il se crée une très petite zone influencée par la chaleur, ce qui n’affecte pas la microstructure de la tôle.
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